Les lettres de Paul · Nouveau Testament · 1 chapitre
Le livre de Philémon
L’Évangile qui fait d’un esclave un frère
- Auteur
- L’apôtre Paul, avec Timothée (1:1)
- Écrit
- Vers 60–62 apr. J.-C., pendant sa captivité (probablement à Rome), en même temps que Colossiens
- Période couverte
- Première captivité de Paul à Rome (Ac 28:30-31)
- Mot clé
- Réconciliation
Prisonnier, Paul écrit à Philémon, un chrétien chez qui se réunit une Église, pour une affaire délicate. Onésime, l’esclave de Philémon, l’a quitté, peut-être en lui causant du tort, puis s’est converti auprès de Paul. Après avoir loué la foi et la charité de Philémon (1:4-7), Paul, qui pourrait ordonner, préfère supplier au nom de l’amour (1:8-9). Il renvoie Onésime, autrefois « inutile », désormais « utile », et demande qu’il soit reçu non plus comme un esclave mais comme un frère bien-aimé, « comme moi-même » (1:10-17). Il prend sa dette à son compte (1:18-19) et annonce sa visite (1:22).
Thème principal
Paul intercède auprès de Philémon pour Onésime, son esclave devenu chrétien : il lui demande de le recevoir non plus comme un esclave, mais comme un frère bien-aimé, et prend sa dette à son compte.
Plan du livre
- Philémon 1-3 — Salutation
Paul, prisonnier, et Timothée saluent Philémon, Apphia, Archippe et l’Église qui se réunit dans sa maison.
- Philémon 4-7 — Action de grâces
Paul loue la foi et la charité de Philémon, qui a réconforté le cœur des saints.
- Philémon 8-21 — La requête pour Onésime
Paul renvoie Onésime converti et demande qu’il soit reçu comme un frère, en prenant sa dette à son compte.
- Philémon 22-25 — Projets et salutations
Paul demande un logement, transmet les salutations de ses compagnons et souhaite la grâce.
Points clés
- Paul écrit en « prisonnier de Jésus-Christ », non en apôtre qui commande (1:1, 1:9).
- Une Église se réunit dans la maison de Philémon, dont la charité a « tranquillisé le cœur des saints » (1:2, 1:7).
- Paul pourrait ordonner, mais il préfère supplier au nom de la charité (1:8-9).
- Onésime, converti auprès de Paul en prison, est passé d’« inutile » à « utile » (1:10-11).
- Paul veut un bienfait volontaire, non forcé : il ne garde pas Onésime sans l’accord de son maître (1:13-14).
- La séparation était peut-être permise pour que Philémon retrouve Onésime pour l’éternité, comme un frère bien-aimé (1:15-16).
- « Reçois-le comme moi-même » ; « mets-le sur mon compte » : Paul se porte garant d’Onésime (1:17-19).
- Paul compte sur Philémon pour faire « même au-delà » de ce qu’il demande (1:21).
J’ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ta charité; car par toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé.
Je te prie pour mon enfant, que j’ai engendré étant dans les chaînes, Onésime, qui autrefois t’a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi.
Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l’éternité, non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur.
Jésus dans Philémon
Philémon est un tableau vivant de l’Évangile. Comme Paul dit à Philémon « reçois-le comme moi-même » et « s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte » (1:17-18), Christ nous présente au Père et prend notre dette à son compte. En Christ, l’esclave devient « un frère bien-aimé » (1:16), car il n’y a plus ni esclave ni libre (Ga 3:28).
Le savais-tu ?
- Onésime signifie « utile » en grec : d’où le jeu de mots de Paul, « autrefois inutile, maintenant utile » (1:11).
- Avec ses 25 versets, Philémon est la plus courte des lettres de Paul.
- Martin Luther écrivait dans sa préface à cette lettre : « Nous sommes tous ses Onésime, si nous croyons » — Christ plaidant pour nous comme Paul pour l’esclave.
Quiz sur Philémon
Comment s’appelle l’esclave pour lequel Paul intercède ?
« Je te prie pour mon enfant, que j’ai engendré étant dans les chaînes, Onésime. » Philémon 10
Où se réunit l’Église saluée au début de la lettre ?
La lettre est adressée « à Philémon », et Paul salue aussi « l’Église qui est dans ta maison ». Philémon 1–2
Comment Paul se présente-t-il au tout premier verset ?
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon d’œuvre. » Philémon 1
Des milliers de questions comme celles-ci t’attendent dans Bible Academy, chacune avec son explication et son verset. Commence gratuitement.